Mon
programme - Sécurité, prévention et justice
Mon constat :
Il semble aujourd’hui que les 5 années écoulées ont marqué un grave échec en matière de sécurité. Cela était prévisible tant il est impensable de n’agir que par la sanction pour rétablir l’ordre. La sécurité ne peut être un sujet politique en soi car elle impose, pour être traitée convenablement, d’agir à la fois sur la prévention et la justice. Si l’on oublie ces deux derniers points, cela revient à ne traiter qu’une partie du problème et donc à ne rien faire.
L’un des problèmes majeurs que j’observe aujourd’hui est la délinquance des mineurs. Pourtant c’est à cet âge que se construit l’adulte. Il faut absolument agir et vite.
Mes idées :
- Assortir toutes les peines pour mineur d’une assistance éducative pour les parents.
Force est de constater que l’éducation des enfants pose problème. Beaucoup de bêtises sont normales pour des enfants. Si les parents sont dépassés ou absents, l’enfant ou l’adolescent ne mesurera pas la gravité de ses actes et recommencera. L’un des moyens de juguler cette délinquance est d’apporter une aide aux parents dans le cadre d’un encadrement et d’un accompagnement judiciaire et sociale. Il faut réinstaurer la co-responsabilité entre parents et enfants.
- Lutte contre le trafic des drogues.
La notion d’argent durement gagné perd de son sens dans le cadre de l’économie parallèle et souterraine de la vente de drogue. Des familles complètes vivent de ce marché, qui reste malgré tout marginal. Notre pays doit engager une lutte sans merci contre le trafic des drogues à condition d’apporter aux jeunes qui en vivent des solutions viables pour se former et travailler. Le marché de la drogue trouve toute sa pertinence chez des jeunes qui se croient sans avenir.
- Lutter contre l’usage d’alcool et de tabac par les mineurs.
- Développement des centres éducatifs en milieu fermé.
La prison n’est pas une solution pour les jeunes délinquants qui rencontreront là des vrais criminels. Il faut donner une nouvelle chance à ces jeunes en les intégrant dans un milieu nouveau avec d’autres repères. Ils apprendront là la vie en commun, suivront des formations théoriques et pratiques et pourront rencontrer des éducateurs et des psychologues pour redémarrer une vie plus saine.
- Doubler le budget de la justice pour permettre des décisions plus rapides.
Il est intolérable d’attendre des mois et des années pour que la justice soit rendue. Ce problème n’est lié qu’au manque de juges et de greffiers dans les tribunaux. La seule solution est de donner les moyens prioritairement à la justice car elle est la colonne vertébrale d’une société digne de ce nom.
- Développer les peines alternatives.
Je l’ai dit, la prison n’est pas toujours la solution. Parfois elle engendre des comportements bien pires que ceux qui ont motivé l’incarcération. Dans le cadre particulier des infractions légères et des courtes peines, la prison favorise trop souvent la récidive. Il faut développer les bracelets électroniques, la semi-liberté et le travail d’intérêt général.
- Améliorer le système de conseil.
Beaucoup de cas pourraient être résolus sans avocat. Il faut créer un service public du conseil qui permettra à chacun d’être mieux informé et de préférer une bonne médiation à un mauvais procès.